... un symbole de la rue des Rosiers (4e) dans le quartier juif historique de la capitale, en liquidation judiciaire depuis prs d'un an.

Pour l'instant, rien n'est sign. Et les frres Costes restent muets, ce que certains interprteront comme un premier pas vers la carpe, plat traditionnel des juifs originaires d'Europe de l'Est. Il n'empche, la rumeur court que les Costes s'associeraient un juif orthodoxe et ouvriraient un tablissement casher, ce dont certains s'tonnent :  Les gens qui viennent ici achtent des falafels 4 e, pas des Perrier 6 e , estime un boucher. D'autres craignent que cela ne dnature  un peu plus  le quartier :  Depuis les travaux d'largissement des trottoirs, deux boulangers traditionnels, un boucher, un restaurant et une picerie casher ont disparu, s'alarme Michel Kalifa, prsident de l'association des commerants, habitants, propritaires et copropritaires du 4e arrondissement. Les gens ne peuvent plus venir en voiture.  La maire (PS) Dominique Bertinotti rtorque :  Les travaux sont finis depuis peine quinze jours et il y aura encore des amnagements. C'est trop tt pour faire un bilan. Quand il y a de la qualit, il y a de la clientle. Sans les travaux, le quartier aurait dpri.  Selon elle, la mairie sera vigilante ce que l'aprs-Goldenberg  ne soit pas en contradiction avec le ct emblmatique du restaurant. Mais nous vivons dans un march libre. 

Ce qui ne rassure pas les petits commerants.  Bientt, au milieu des boutiques de vtements, il n'y aura de place que pour des traiteurs de luxe , estime Michel Kalifa, qui dit avoir perdu 50 % de son chiffre d'affaires en dix-huit mois. Dans son magasin, une femme qui fait des allers-retours vers sa voiture pour viter un PV acquiesce :  L'impossibilit de circuler, a ne sert que les friperies et les cafs.  Voil qui ne devrait pas effrayer les frres Costes.

Article extrait de 20minutes.fr du 27/10/06